Le blog du coton tige

La vie, les pensées, le journal, les erreurs, les étapes, les problèmes, les projets, les amours, les larmes, les doutes, les espoirs d'un coton tige comme les autres.

jeudi 22 juin 2006

Un café et l'addition s'il vous plait.

215 textes.

Merci mes tout-petits-amis-virtuels.

Posté par coton tige à 17:27 - Juin 06 - Commentaires [82] - Permalien [#]

lundi 19 juin 2006

Lundi c'est topinambours et rutabaga.

J'essaie péniblement de faire mon animation.
Il fait méga chaud.
Je transpire.
On m'observe.
Je suis fatiguée.
L'ambiance générale est lourde.
Je galère.

Aujourd'hui je ne suis pas avec ceux-qui-ont-à-peu près-toute-leur-tête. Je suis avec les personnes désorientées. Celles qui en sont au stade avancé de la maladie d'Alzheimer.

Je tente vainement de faire colorier en vert une voiture grossièrement dessinée par mes soins à Monsieur Plume.
Qui ne veut pas.
Qui dit: "non, non,  là c'est l'avant et là c'est l'arrière" en désignant le début et la fin de la voiture.
Il répètera cette phrase à peu près 70 fois, jusqu'à ce que je réussisse grâce à mes sourires, à le convaincre de colorier.
Les sourires, c'est mon outil de travail avec les déments.
Comment je réussi à les convaincre alors qu'ils ne comprennent plus ce que je leur dis?
D'abord je leur parle.
ça n'a l'air de rien hein, mais bon nombre de soignants ne parlent pas aux résidents déments.
Une étude a démontré qu'on parlait moins de 20 secondes par jour à un individu désorienté vivant en institution.
Pourquoi?
Parce que parler à un dément atteint de la maladie d'Alzheimer équivaut à parler à une plante verte.
Les malades sortent des bribes de phrases décousues, incohérentes.
Il ne reconnaissent pas leur nom, ne savent pas qui ils sont, ni où ils sont et ne comprennent évidemment pas le sens de vos paroles.
Ils ne savent même pas qu'on leur parle.
Même si on les regarde dans les yeux et qu'on hurle leur nom, ils ne comprennent pas qu'on s'adresse à eux.

Mais même si Monsieur Plume ne m'écoute pas, je lui parle.
Parce que c'est un être humain.
Je prend le pinceau et je commence à peindre la voiture.
Il me regarde faire.
Je le regarde alors et lui sors mon plus grand sourire pour le rassurer, je lui tend ensuite mon pinceau en lui parlant de ma voix la plus douce. Il me jauge, étonné, puis apaisé par mon attitude il prend alors mon pinceau et refait par mimétisme ce que je viens de faire.
J'ai gagné.
Au final Monsieur Plume réussi à colorier sa voiture avec une perfection étonnante.
A la fin je le regarde avec un sourire encore plus grand et je lui dit Bravo! en lui montrant mon pouce tourné vers le ciel.

Alors il sourit, il est content, il montre même une pointe de fierté et fait des grimaces pour faire rire les autres.
Il a sûrement déjà oublié pourquoi, mais ce qui compte c'est qu'il soit content.

Pendant ce temps, juste à côté, Mme Solita prend le pot de peinture et le verse dans sa bouche. Je me précipite alors vers elle pour lui retirer et bien sûr ça ne lui plait pas du tout, donc elle m'en veut.
Elle me fusille du regard et me donne un coup. Oh pas un coup qui fait mal, juste un coup qui me montre bien qu'elle ne m'aime plus.
Fort heureusement deux minutes après elle ne se souviendra plus de sa rancune à mon égard.
Madame Solita ne se souviendra plus non plus de ce qu'est la peinture ni de mon interdiction.
Voyant un liquide vert dans un verre, elle le boira.
Elle répètera ce geste jusqu'à la fin de l'atelier peinture, non pas par méchanceté ni même par espièglerie, mais simplement par oubli.

Un peu plus loin Madame Adorable pleure sur une chaise.
C'est sans doute la situation la plus difficile à gérer par cette trop chaude après-midi.
Madame Adorable a 99 ans. Elle doit peser 40 kilos toute mouillée.
Elle est très faible physiquement et demande sans relâche depuis 15 minutes qu'on l'emmène aux toilettes car elle a une envie pressante.
Madame Adorable a oublié qu'en 15 minutes une aide-soignante l'a déjà emmené aux W-C à deux reprises.
Madame Adorable ne comprend pas pourquoi tout le monde lui répète qu'elle vient d'y aller aux toilettes.
Madame Adorable se met à pleurer car elle aimerait bien voir sa maman parce qu'elle a très envie d'aller faire pipi.
Madame Adorable a oublié que sa maman est morte dans les années 50.
Très énervée, rouge de colère, Madame Adorable décidera finalement d'aller aux toilettes toute seule puisque c'est comme ça.
Madame Adorable ne se rapelle plus qu'elle ne sait plus marcher.
On rattrape au vol Madame Adorable et on la met sur une chaise avant qu'elle ne tombe par terre.
Madame Adorable se met alors en colère, supplie ceux qui l'entourent de l'emmener faire pipi.
Pour la millième fois les soignants lui disent qu'elle vient d'aller aux W-C il n'y a pas cinq minutes.
Madame adorable se met à pleurer de plus belle en nous gémissant: "Mais je ne suis pas folle tout de même! Je sais bien que je n'ai pas été aux toilettes depuis hier matin!!!".
A bout de nerfs, je stoppe mon activité et décide de conduire Madame Adorable aux toilettes.
Une fois la chose faite je ramène la petite dame en salle d'activité et je reprend enfin mon activité peinture.
A peine trente secondes seront passées avant que Madame Adorable ne me supplie une nouvelle fois de l'emmener aux W-C car personne ne veut l'emmener me confie-t-elle.

Parfois j'arrive à avoir des rires, parfois j'arrive à les distraire. Parfois j'arrive à mener une activité jusqu'au bout et j'arrive même à installer un peu de bonne humeur dans l'atmosphère pesante qu'est celle de l'unité protégée pour personnes désorientées.
Parfois je n'y arrive pas. Parfois je n'obtiens qu'agressivité et tensions. Parfois mes sourires n'y font rien. Pas souvent heureusement.
Voilà un an que je côtoie ces personnes quasi quotidiennement.
Et pourtant chaque jour elles me rencontrent pour la première fois.

Mon métier est d'arrondir les vieux jours de personnes qui ne le savent même pas.

Posté par coton tige à 17:40 - Juin 06 - Commentaires [44] - Permalien [#]

vendredi 16 juin 2006

Vendredi c'est cheeseburger et Mac Fleury.

Quand j'étais petite je regardais avec étonnement ma mère se maquiller.

Elle se mettait de la poudre et alors son visage brillait.

Curieuse, je lui disais "Maman! Pourquoi tu brilles?"

Ma mère, humble comme tout, me répondait simplement: "Parce que je suis une étoile!"

...

Une petite chaine c'est une?

Un petit cigare c'est une?

Un petit amour c'est une?

Voilà mes tout-petits-amis, que les choses soient claires entre nous:

Je suis une étoilette.

Posté par coton tige à 14:59 - Juin 06 - Commentaires [18] - Permalien [#]

jeudi 15 juin 2006

JEUdi c'est entrecôte et frites.

J'ai de grosses envies de sexe en ce moment.

Pourquoi mon désir est-il si bizarre?
Pourquoi suis-je attirée par des moches ou des méchants et pas par les beaux, sexy et gentils?

Pourquoi mon désir est-il si complexe?

Pourquoi suis-je froide comme un glaçon le soir dans le lit et pourquoi suis-je chaude comme la braise à l'idée d'une fellation que j'exècre en réalité.

Pourquoi puis-je être la dernière des salopes avec untel et un vrai frigidaire avec un autre?

Pourquoi le désir est-il si complexe?

On ne parle que du plaisir. moi j'ai aucun soucis avec le plaisir. N'importe quel abruti pas trop empoté de la langue peut me faire jouir en 10 minutes. Aucune performance là dedans c'est tout simplement mécanique. Suffit de connaitre un minimum la femme et de s'adapter à celle qu'on a sous la main.

On est très inégaux face au désir sexuel. Chez moi il est insaisissable, changeant.

Chez d'autres au contraire il semble réglé comme une pendule. Tous les soirs sous les coups de 23h, et ce avec le même homme depuis 15 ans.

Voilà qui me parait bien impossible pour ma part.

Le trash m'excite. Je ne vois pas comment avoir des nuits trash au bout de 15 années de mariage.

L'interdit m'excite. A moins d'avoir des amants je vois pas comment faire.

Le conflit m'excite. Rien ne me fait plus grimper aux rideaux qu'une étreinte en pleine engueulade. La violence de nos corps me fait chavirer.

Je suis encore une petite fille.

Des années que je me pose la même question.

Est-ce qu'on peut allier bonheur durable et construit avec nuits trash et sexualité épanouie?

Vous allez tous y aller de votre petit témoignage en me disant que oui.

Mais voilà. Mon entourage me prouve le contraire.

Je ne compte plus les filles de mon entourage qui ne désirent plus leur partenaire au bout de 3 ans d'histoire.

Je ne compte plus celles qui le font quand même pour faire plaisir.

Je ne compte plus celles qui font semblant.

Moi quand ça m'emmerde je fais pas.

Parfois pourtant j'aimerai être un peu nympho.

ça doit être chouette d'avoir envie tout le temps.

J'avais envie tout le temps avec Jeannot.

A en confondre désir et amour.

Posté par coton tige à 14:28 - Juin 06 - Commentaires [44] - Permalien [#]

mercredi 14 juin 2006

Mercredi c'est gratin Dauphinois.

Hier soir j'avais pas un moral d'enfer.

Lors d'une conversation téléphonique avec Presque Copain nous abordons l'épineuse question de sa soirée foot. Je le vanne deux-trois fois sur le sujet, puis je lui dis en passant que Jeannot aussi est fan de foot (je l'avais eu par texto précédemment).

De là s'ensuit une énorme embrouille.

Presque Copain ne veut pas que je parle de Jeannot (ce qui ne m'arrive pas tous les quatres matins non plus) au vu de ce qui m'est arrivé d'une part et surtout du fait qu'il n'y a pas si longtemps je recouchais avec lui.

Certes je peux comprendre que d'entendre parler de Jeannot ne le fasse pas sauter de joie. Mais dans la mesure où je ne le fais que rarement, je pense qu'il pourrait l'accepter. Surtout, encore une fois, que notre relation est basée sur la confiance.

Bref, de là Presque Copain me hurle dessus en vociférant que peu de mecs accepteraient que je fréquente encore Jeannot, et que je devrais m'estimer heureuse de le revoir.

HEIN??? ça va pas bien ou quoi????

Je ne suis pas de ces filles à qui le mec peut interdire quoi que ce soit.

Je suis LIBRE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

ça m'a rendue hystérique.
Je fais et dis ce que je veux et bien évidemment je vois qui je veux dans la mesure où je ne manque de respect à personne.

Bref PERSONNE n'a le droit d'entraver ma liberté.

Je revois Jeannot parce qu'il a été très important pour moi.
Est-ce bien? Est-ce mal?
Personne n'est à même d'en juger.

M'empêcher de parler de Jeannot c'est comme nier ce que j'ai vécu.

Evidemment je sélectionne ce que je dis, je ménage Presque Copain, j'en dis beaucoup plus à ma meilleure amie.

Après notre engueulade monumentale j'ai un peu médité sur tout ça, affalée sur mon lit, les yeux dans le vague.

Je scotchais sur mon portable qui affichait sereinement: 00h53, Mer 14 Juin.

Et puis ça m'est revenu dans la gueule comme un boomerang.

14 Juin, 14 Juin, ah merde.

Aujourd'hui il y a deux ans j'avalais tellement de médocs que j'en avais la bouche qui tombait, les yeux exhorbités et des tremblements incessants.

C'est fou la mémoire des dates.
C'est sûrement pas un hasard que cette engueulade tombe pile ce jour là.
Le corps garde en mémoire les faits marquants.
C'est aussi un 14 Juin 1999 que j'ai quitté le foyer familial.

Le 14 Juin 2004 c'était le début non pas de ma dépression, mais de l'hospitalisation.

Sur mon agenda de l'époque ya marqué SAMU puis le nom de l'hôpital où le service des urgences m'a transféré.

Hier soir dans mon lit je me suis rappelé à quel point j'avais eu mal.

A quel point mon amour pour Jeannot m'avait bousillé.

La souffrance ne se quantifie pas.

Aujourd'hui si je suis encore là c'est uniquement parce que j'ai oublié combien j'avais aimé, puis combien j'avais morflé.

Alors j'ai fait part de mon angoisse à Jeannot par texto.

Aucun soutien.
Il s'en fout.

Je lui ai alors renvoyé:

"Comment ai-je pu avoir la bêtise de croire que t'allais me remonter le moral toi qui n'était déjà pas capable de le faire à l'époque où tu étais censé être amoureux de moi?"

Ce à quoi il a répondu (textuellement, avec les fautes):

"Mais ouais biensure. J'ai un orale à 9h à caen. Ne me culpabilise pas stp."

...

Trois semaines d'HP.

Des tonnes de médocs ingurgités.

Dix kilos de perdus.

Des litres de larmes.

C'est beau l'amour.

Et vous savez qui m'a remonté le moral en ce joli 14 Juin?

Presque Copain est un être formidable et je suis une peste.

Posté par coton tige à 13:02 - Juin 06 - Commentaires [31] - Permalien [#]

mardi 13 juin 2006

Mardi c'est crêpes-party.

Moi j'aime pas le foot, j'aime pas la bière, j'aime même pas l'alcool en général, les soirées enfumées me gonflent et en plus j'aime pas les fellations.

Je suis exactement ce que tout Mâle Testiculé déteste particulièrement en ce moment.

J'ai déjà prévenu Presque Copain: on va s'engueuler.
Gai comme un pinson à l'idée de se murger devant un match de foot dans un bar PMU avec ses super amis, il croyait naïvement que j'allais tolérer ça.
Que nenni.
Je hais le foot.
Et le sport par extension.

ça ne sert à rien.

Il est tout simplement PROUVE que le sport ne fait pas diminuer la cellulite.
C'était l'ultime chose qui aurait pu me motiver.


Non, soyons clairs, le sport c'est:
- fatiguant.
- ennuyeux
- sale (on transpire)
- cher
- inutile
- masculin
- bêtifiant
- assomant

Mais le pompon dans le sport c'est le foot.

Donnez-leur un ballon à chacun, bordel, qu'ils arrêtent de tous courir après le même.
Les hommes sont tellement bêtes parfois...

J'aime pas cet engouement patriotique ridicule.
Pas un quart d'heure ne se passe à la télé sans qu'une pub ou un reportage sur le foot vienne nous polluer le petit écran.

Mais attention toute-petite-amie-virtuelle, garde-toi bien de dire haut et fort que tu te fous de la Coupe du Monde comme de ton premier string!
Ouhla! Malheureuse! Si jamais tu balances un franc "non moi j'aime pas du tout le foot" ton entourage va te regarder, interloqué.
Alors en bonne fille bien élevée que tu es, tu vas te justifier en rajoutant un honnête "en fait je déteste le sport en général" alors là grave erreur, la stupeur générale se transforme en choc et l'assemblée sera à peu près aussi sidérée que si tu venais de dire que t'aimais pas la vie.

En France il n'est pas de bon ton de pas aimer le ballon rond.

Moi ça m'emmerde copieusement.
J'ai de longues soirées en solitaire à tirer.
Mais je croise les doigts pour qu'ils perdent rapidos les indigos.

Non mais.

Posté par coton tige à 17:53 - Juin 06 - Commentaires [23] - Permalien [#]

lundi 12 juin 2006

Lundi c'est plateau de fruits de mer.

Six jours sans internet. Ce midi je fais le tour de vos blogs les yeux mouillés de joie.

Merci à Karma et à sa gazette des blogs qui m'a permis de faire le tour des news dans la blogosphère, excellente initiative. Je me demande bien qui a eu une si bonne idée.

Il ne s'est pas passé grand chose dans ma vie depuis six jours hormis peut être l'émergence des petites tenues légères dues à la prise d'une dizaine de degrés au thermomètre parisien. (33 cet aprèm à Paris, haut les coeurs mes amis: on voit la moitié de mes seins aujourd'hui).

J'ai passé un excellent week-end.

Vendredi soir je suis allée voir un spectacle d'enfants. Des petits mômes qui font coucou à papa sur scène au lieu de réciter leur texte, un régal. Puis restaurant avec mes parents. Mes parents se sont mariés à l'âge de 18 ans et cumulent aujourd'hui 31 années de mariage. Waouh. Mes parents sont réellement chouettes. Ma mère est celle qui porte la culotte évidemment. Mon père est souvent à côté de la plaque et il cohabite depuis près d'un quart de siècle avec la plus chiante du monde (maman si tu me lis, je t'embrasse).
C'est étrange comme on reproduit le schéma familial. Qu'il s'agisse d'un copié-collé ou d'un modèle inversé, la reproduction est généralement assez frappante. Je ne suis pas une freudienne dans l'âme, mais force est de constater pour ma part -et souvent aussi pour mon entourage- que les similitudes (ou l'exact opposé hein, ça revient au même) sont souvent de mise en ce qui concerne le couple que nous formons et celui de nos parents.
A méditer.
Effectivement je suis à Presque Copain ce que ma mère est à mon père: une emmerdeuse de première. (mais drôle et attachante)

Samedi je suis allée faire du shopping.
Et oui, vider ma carte bleue est devenue depuis peu un art que je manie comme personne.
Pourtant ça y est, mon découvert autorisé est dépassé et je suis dans le rouge.
Dans le méga rouge même. Genre sanguine-pourpre-clignotante.

Samedi soir nous avons joué au couple parfait dans la famille de Presque Copain.
ça, on sait très bien le faire et on adore.
Il suffit d'être méga bien sapé. Lui costard, moi petite robe fluide.
Il suffit de parler à TOUT le monde.
De s'intéresser à TOUT le monde.
De faire des sourires à TOUT le monde.
D'être complices sans trop en faire.
Et de surtout pas s'engueuler en public.
(ça c'est le plus dur car sans notre engueulade quotidienne on se sent un peu perdu)
Presque Copain et moi on est excellents dans le rôle du couple en or.
En même temps en ce moment c'est pas bien difficile, on est bien.

Dimanche nous avons été prendre le soleil et goûter au chlore de nos piscines françaises dans une base de loisir du 95.
Evidemment Presque Copain est revenu bronzé et moi à peine rosée.
Que voulez-vous: on a un teint de porcelaine ou on ne l'a pas.
J'en ai profité pour inaug
urer mon nouveau maillot de bain et c'est officiel: je suis amplement rassurée sur ma culotte de cheval cellulitée.
Avis aux filles: aller à la piscine et tous vos complexes s'envoleront.
Il y a largement pire que soi.

Je vais vachement bien.

J'entame une phase de haute persuasion auprès de Presque Copain pour qu'on fasse un bébé.

Oui oui, un vrai bébé avec des oreilles et tout et tout.

Oh pas tout de suite hein!

En 2007 par exemple.

Mais attention, je ne veux pas d'un bébé parfait aseptisé. Je veux un bébé avec des cheveux décoiffés, des habits dépareillés, une maman un peu barrée, un appart mal rangé, je ne veux pas lire 200 bouquins avant-pendant-après la grossesse. Je ne veux pas d'un môme attendu comme le messie, surveillé jour et nuit, je veux un enfant libre, fait dans l'amour et non dans l'intellect.

Je veux rater des choses. Je ne veux pas tout prévoir. Je ne veux surtout pas faire les choses parfaitement. Je ne veux pas qu'il grandisse dans du coton.

Je préfère un môme naturel, spontané, barbouillé.

Bref en un rien de temps mon blog d'écorchée se transforme en blog qui sent bon la lavande.

Mais ça c'est parce que je me suis souvenue d'un truc tout con un jour.
Un truc vraiment bâteau.
Souvent ce qu'on cherche est juste sous son nez.
Alors j'ai regardé sous mon nez.

Et j'ai vu Presque Copain.

Mes tout-petits-amis-virtuels, la vie est belle.

Posté par coton tige à 14:34 - Juin 06 - Commentaires [19] - Permalien [#]

Rédigé jeudi 8 Juin:

Journée morte.

Comment vit-on de nos jours sans la technologie?

Voilà la question que je tente d’explorer aujourd’hui.

Non pas que mon intention fut bel et bien de tester un quotidien occidental dépourvu de modernité non-non.

Pas folle la guêpe.

Non pas que j’ai délibérément décidé de me passer de nos outils indispensables du 21ème siècle, non plus.

Tout ceci fut le fruit du hasard.

Ça m’a pris d’un coup dans le bus.

Je me suis sentie toute bizarre.

Une rapide vérification m’a prouvé que oui-oui, j’avais bien mis une culotte.

Bon.

Succinctement, le doute m’avait envahi.

Mais quand même y a un truc qui cloche.

Aurai-je oublié le traditionnel pschitt de Dove sous mes charmantes aisselles ?

Impensable.

Bon.

Il est où mon lecteur MP3 ?

Dans mes oreilles.

Diane Tell chante à tue tête.

Bon.

DIEU DU CIEL ça y est j’y suis : je suis à poil.

Nue.

Je savais bien que j’avais oublié quelque chose. Mais mon esprit embrumé du jeudi matin ne voyait pas quoi.

Mon portable.

Bon au départ j’ai pas trouvé ça dramatique.

Et puis après j’ai réalisé que ce soir j’étais quand même invitée à dîner chez une ancienne amie de mon IUT.

Une amie qui a bien sûr déménagé depuis nos années étudiantes.

Mais une chic amie quand même, une amie prévoyante, organisée,  qui m’avait préalablement envoyé son adresse avec l’itinéraire pour s’y rendre.

Par texto.

Et qui dit texto dit portable.

Merde.

Bon.

C’est pas grave. J’ai un fixe au boulot. Je vais chercher son adresse sur les pages blanches.

Mais c’était sans compter les miracles de la technologie.

Internet bug.

Depuis hier.

Voilà qui a le don de me rendre hystérique.

Comment Internet peut-il s’arrêter de marcher ? Y a-t- il un bouton à enclencher ? D’où vient le bug ? La connexion s’est fatiguée ? Google est enrhumé ?

Qu’est ce qui se passe bordel ???

Mais surtout : pourquoi personne ne répare ce putain d’Internet de merde ???

Résultat : pas de mails, pas de pages blanches, pas de blog, rien.

Et bien sûr: pas de portable. Impossibilité de relire mes 110 textos religieusement conservés pour les grands moments de solitude.

Mais qu’est-ce qu’on fout pendant les heures creuses au boulot putain ???

J’ai d’abord commencé à lire les contes du chat perché.
Puis j’ai dessiné des petites fleurs sur des feuilles blanches.
Après j’ai un peu réfléchis.

Puis j’ai décidé de m’épiler les sourcils.
Et enfin, j’ai relu les archives de Babel. (merci Babel, sans toi j’attaquais mes ongles de pieds)

Bref, bilan : j’ai ren-ta-bi-li-sé mon temps.

Et puis au bout d’un moment vraiment j’ai craqué.

Et me voilà sous Word à débiter mes futilités.

Le blog, c’est une drogue.

Posté par coton tige à 12:00 - Juin 06 - Commentaires [4] - Permalien [#]

mardi 6 juin 2006

Mardi c'est saucisses-lentilles.

Cette nuit j'ai rêvé que j'accouchais.
Je ne pense qu'à ça depuis un an.
FAIRE UN BEBE.
Bientôt deux ans que je fréquente Presque Copain.
Un an de relation officielle.
Puis une séparation officielle.
Mais une relation officieuse.
Il faut se rendre à l'évidence: je vais super bien.
Il faut arrêter de se voiler la face:
Quand je vais mal, c'est parce que je ne vois pas assez Presque Copain.
On est loin d'être le couple parfait.
Est-on vraiment un couple d'ailleurs?
A partir d'où commence le couple?
Il me rend merveilleusement heureuse.
Il accepte mes failles, mes crises d'hystérie, ma démesure, nos engueulades.

Il ne me laissera pas tomber sous prétexte que je suis trop fragile.

Il me fait rire.
Un jour on fera un bébé.
Même plein si il faut.
Il me fait me sentir belle.
Il aime mes fesses, même si moi elles me traumatisent.

Tiens j'ai regardé mes photos de vacances de l'été 2004.
Année de ma dépression.
ça m'a fait tout drôle les photos de moi en maillot de bain,
où je suis super bronzée,
avec des cernes jusqu'au nombril,
et où je pèse 47 kilos.

C'est hallucinant: j'avais vraiment la taille mannequin.
On voyait mes côtes et tout et tout.

Je me trouvais bien d'ailleurs à l'époque.
ça rendait malade tout mon entourage que je me trouve si bien.
Mais voilà: certes j'avais perdu ma culotte de cheval,
mais je pleurais devant mon steak à l'hippo
et je me nourrissais de thé et de marlboro.

Honnêtement, j'ai quand même eu un petit pincement au coeur de me voir aussi mince.

Aujourd'hui je fais 7 kilos de plus.

Et y en a trois et demi par fesse.


Ce matin j'ai passé un moment délicieux.
J'ai dormi chez Presque Copain.
On est parti tous les deux en train, il avec une tête pas possible.
Il a toujours une tête atroce au réveil.
Puis je suis allée prendre un petit dèj dans le quartier parisien où je bosse.
Il y avait des hommes d'affaire qui lisaient le Monde en mangeant leur croissant.
Il y avait les Desesperate Housewives qui papotaient devant leur thé.
Il y avait plein de minettes fashion-victim aussi. Elles glandent vraiment rien ces étudiantes.

Puis je suis allée bosser, sous un beau soleil.

C'est atroce un post dégoulinant de bonheur hein.

Chacun son tour, ma belle.

Posté par coton tige à 14:11 - Mai 2006 - Commentaires [25] - Permalien [#]

vendredi 2 juin 2006

Vendredi c'est Quenelle à la Crème.

Bah là ça va.

On n'écrit pas quand tout va bien.

Pas tellement de points noirs à l'horizon ces temps-ci.

Ah si quand même!

Le fric.

Je ne sais pas où passent mes tunes, mais je les soupçonne de s'autodétruire dès qu'elles arrivent sur mon compte.
Je suis censée payer mes vacances à l'UCPA et j'ai en tout et pour tout dix euros d'économies sur mon livret jeune.
Aïe.

Bon. Vraiment rien à dire en ce joli vendredi.

Pourtant, comme tout blogueur qui se respecte je suis censée vous pondre un post frétillant, tout miel et tout sourire, tout chaud du week-end qui s'annonce.

Mouais.

Allez va pour un ptit truc sexuel, y fait presque beau, les décolletés sont de sortie et les slips en folie.

Ma vie sexuelle: (roulement de tambour)

Néant.

Le sexe ne me manque pas. Moins j'en fait, moins j'en ai envie.
J'en suis presque à me demander si je suis pas asexuelle.
Ce qui m'exaspère ce sont ceux qui se croient obligés de nous faire part de leurs ébats pour justifier leur pseudo amour.
Les gens qui parlent de cul sans arrêt pour valoriser leur couple m'exaspère. Les nanas (c'est souvent elles) ont alors les yeux pétillants, le sourire colgate et t'expliquent tout ça sur le ton de la confidence: "c'était trop bon avec roudoudou cette nuit" alors qu'on en a rien à foutre et qu'ON SAIT TRES BIEN qu'au bout de 2 ans de vie de couple, le sexe c'est déjà plus ça. (quoi rabas-joie? j'dis ce que j'veux, c'est mon blog)

C'est incroyable comme il est de bon ton de passer pour une chaudasse.

Moi par exemple je ne suis pas spécialement ce qu'on pourrai appelé une goulue-du-phallus.
(dieu que c'est élégant)
Les fellations et moi ça fait rapidement 5.
Bon, ok, avec Jeannot, j'm'en donnais à coeur joie.
Mais cette exception faite, j'ai jamais été une fan.

D'abord j'ai cette drôle de particularité de trouver les sexes masculins immondes.
Esthétiquement laids je veux dire.
Pour ma part j'ai jamais été très à l'aise avec un Monsieur qui dormait avec moi le zizi à l'air.

D'abord ça bouge tout le temps un zizi dans un lit.
ça se colle contre les fesses.
ça se redresse inopinément.
Et ça durci au ptit matin.

Bref c'est fatiguant à la longue une zigounette volante.

Bon, tout ça pour dire que n'étant pas particulièrement familière du grand-chauve-à-col-roulé, inévitablement je ne suis pas une grande adepte de la caresse buccale.
Et ben quand tu dis ça dans une soirée pyjama, toutes les filles te regardent ahuries.

Oui Madame, oui Monsieur, c'est assez mal vu en société de ne pas raffoler de la turlute.

Et puis c'est comme pour la sodomie, moi j'dis faut être amoureux.

Bon ok je m'avance pour l'Amour.

Mais faut au moins y croire un peu quand même.
Moi je fais des huit avec ma langue que quand le garçon m'a longuement conté fleurette.
Assez longtemps pour que j'y crois du moins.
Idem pour mon postérieur.
Tu n'obtiens le sésame que si j'ai un peu le palpitant qui se réveille quand j'te vois.

Bah oui Messieurs, on a nos principes, nous les Femmes.

Posté par coton tige à 18:11 - Mai 2006 - Commentaires [30] - Permalien [#]